Quelques armes longues à cartouche métalliques :
une petite 1866 Uberti cal. 22lr



Une Winchester 1892 Rossi cal. 45 colt



Une Winchester 1894 cal. 30-30, un classique



Une Winchester 1894AE cal. 44 magnum



Une Marlin 1895SS cal. 45-70 gov., la grosse brute !



Une Henry 1860 Uberti cal. 44-40, le must !




Un rolling block Remington cal. 43 spanish, l'arme de Custer m'a-t-on dit ! Cette arme est d'époque.


culasse ouverte



le seul marquage présent sur l'arme

détail de la hausse


Confection de la munition.
Voici la table livrée avec les outils Lee

Ma carabine étant une vénérable arrière grand-mère, j'ai voulu lui confectionner une munition s'approchant de la munition d'origine, donc avec de la poudre noire.
J’ai d’abord confectionné un « drop tube » pour la poudre avec le matériel que j’avais sous la main


Détail du système de blocage du tube

Ensuite, il a fallu résoudre un problème inattendu : en effet, parmi les « shell holder » fournis avec l’outil à amorcer Lee, aucun n’acceptait l’étui de .43 spanish. J’ai donc acheté un « shell holder » N° 17 pour la presse

Et j’ai meulé sa partie inférieure et agrandi le trou central pour obtenir ceci

avant – après


le nouveau « shell holder » en position

avec un étui prêt à être amorcé

Une fois amorcé, l’étui reçoit sa charge de poudre (64,5 grains de poudre suisse N°2) :

J’introduis ensuite une bourre de 6 mm formée d’une rondelle de carton de 10 mm de diamètre préalablement trempée dans le mélange miracle (cire d’abeille, suif et huile de paraffine) et prise en sandwich entre deux rondelles découpée dans un emballage de jus de fruit. Remarquez que la partie métallique de ces rondelles est orientée vers l’extérieur, c’est à dire vers la poudre et vers le cul de la balle.



Il ne reste plus qu’à siéger la balle

Résumé du rechargement utilisé :
Etuis Bertram
Balles coulée RN, moule Lyman 1 cavité, .439 (370 grains)
Poudre suisse N°2, 64,5 grains
Et la petite dernière dont je viens de terminer la réfection. Il s'agit d'une Uberti 1866 en calibre .38spl; d'après les marquages, elle date de 1970.
Le laiton était tellement terne que le produit standard de nettoyage des métaux (Sigolin) ne produisait aucun effet. Le bois avait subit quelques chocs qui l'avaient marqué et le précédent propriétaire avait dû serrer l'arme dans un étau car les mordaches avaient imprimé leur marque sur la crosse et sur le garde main ! J'ai donc enlevé le vernis par ponçage puis trempé les bois dans de l'eau bouillante assaisonnée de lessive décapante et je les ai laissés tremper plusieurs heures; le bain prolongé a regonflé les fibres écrasées et les marques ont comme par enchantement disparu. Après une semaine de séchage à température ambiante, j'ai poli le bois avec de la paille de fer triple zéro, j'ai appliqué une couche de brou de noix et après séchage et une nouvelle opération de polissage à la paille de fer, j'ai appliqué le poncé-huilé.
Le laiton a d'abord été passé au Métarex

puis au Sigolin

et voici le résultat





prochaine étape confectionner de la munition avec de la poudre plus lente que celle pour les cartouches utilisées dans les armes de poing.