Jef & son company

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 L'astra 400 (4/4) LAST

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MessageSujet: L'astra 400 (4/4) LAST   Dim 2 Déc 2012 - 20:55

D'abord, c'est une arme de poing psf, ensuite je vais reposter exactement ce que j'ai mis sur un autre fofo.
Donc, je ne me vexerais nullement si Sam préfère que je ne continue pas.
Je précise à toutes fins utiles qu'il ne s'agit pas de copier-coller, mais d'une synthèse d'une dizaine d'ouvrages et contributions diverses sur des forums anglais et espagnols, de trouvailles de photos au prix d'une centaine d'heures de recherches, sans compter la mise en forme. J'en suis à 4 messages, je reprendrais le taf à Noël.

Voici (1/4)

L’ASTRA 400
Sources /
- Gazette des Armes N°176 (par Bernard Meyer), N° 191 (par François Marchetti), N° 202 (par Bernard Meyer), N° 248 (par Jean-Pierre Bastié), N° 253 et 254 (par Luc Guillou)
- « Les pistolets Astra » par Luc Guillou et Philippe Gourio
- « The Astra tubular slide pistols, models 400, 300, 600 Etc » par Ed Buffaloe
- Wikipedia, Littlegun, forums espagnols et autres recherches et photos personnelles
- Liens principaux /
http://www.9mmlargo.com/400/index.htm
http://www.hlebooks.com/


/L’ASTRA 400 – Généalogie :
A/ Des origines de la firme au Campo-Giro

A1/La firme Esperanza y Unceta

Don Juan Esperanza, un fin mécanicien, s’associe à Don Juan Pedro de Unceta-Baerenechea Cendoya pour fonder leur firme le 17 juillet 1908 à Eibar, dans le berceau basque dont est issue la longue lignée d’armuriers à laquelle appartient le second.
Ainsi, tout comme pour la firme Bergmann (sur le Bergmann-Bayard, voir discussion ici : http://www.tircollection.com/t7509-le-pistolet-bergmann-bayard-ouvrage-de-nparra :…), la vocation initiale de sous-traitance de pièces détachées mécaniques peut se trouver rapidement complétée par la production d’éléments destinés au montage des pistolets réalisés par les nombreux artisans locaux.
Si l’obtention des contrats militaires est à l’époque soumise à forte concurrence, le marché civil est très porteur et la vogue des pistolets automatiques Browning 1906 conduit à sa déclinaison en de multiples copies par les artisans basques.
Esperanza y Unceta va proposer à son tour sa propre version, sous la marque « Victoria », un » modèle 100 » ou « modèle 1911 », en 6,35 mm ou 7,65 Browning, de type « hammerless », pouvant être porté commodément en poche.








Cependant, une opportunité d’investir le marché militaire apparait lorsque l’armée espagnole, mécontente des délais de livraison des 3000 exemplaires du Bergmann (Mars) 1905 (devenu 1908, livré 3 ans après la commande initiale), manifeste son intention de privilégier une production nationale. L’entreprise va connaitre son premier développement majeur en participant au contrat de fabrication des pistolets Campo-Giro dès 1912, ce qui l’obligera à trouver des locaux plus vastes à Guernica en 1913.
(sur l’intérêt architectural de la fabrique, voir ici : http://tourisme.euskadi.net/fr/patrimoines-culturels/usine-astra-unceta-y-cia/x65-12375/fr/)





A2/Le Campo-Giro
Sur le Campo-Giro, voir discussion ici : http://www.tircollection.com/t5806-le-campo-giro

Dès 1900, le lieutenant-colonel d’artillerie Venancio Lopez de Ceballos y Aguirre, Comte de Campo-Giro, entreprend l’étude d’un pistolet automatique au fonctionnement original. Cependant, son prototype réalisé à l’arsenal d’Etat d’Oviedo sur autorisation en 1903/1904 (platine à simple action, chien apparent, chambré pour la 9 para), ne retient pas la faveur de l’Etat-Major espagnol après le dépôt du brevet le 25 janvier 1905.





Les difficultés rencontrées par Bergmann motivent la reprise du projet de Campo-Giro, dont un second prototype est réalisé dès 1910, 25 exemplaires dont les essais sont achevés le 30 juin 1912 et validés par décret royal du 24 septembre 1912.





Une modification majeure, l’abandon de la biellette et des verrous au profit d’une culasse non calée, ceci à l’issue de l’expérimentation intensive d’un premier millier d’exemplaires. Sous le nom de « modelo 1913 », le Campo-Giro y a gagné sa ligne élégante, fruit de l’augmentation tubulaire nécessaire pour supporter le puissant ressort récupérateur et la cartouche de 9 mm Campo-Giro ;

La mystérieuse cartouche de 9 mm Campo-Giro (jugée d’une vélocité supérieure à la 9mm Bergmann-Bayard, ce qui pourrait être dû au canon plus long du Campo-Giro) est similaire à la 9 Largo fabriquée par la firme Pirotecnia Militar de Sevilla, mais néanmoins différente :
( lire l'article "Mémoire descriptif du pistolet automatique Campo Giro. Calibre 9 mm. - patente N. 34.798. - 1904" publié par celui qui était alors le Commandant d'État Major D. Venancio Lopez De Ceballos y Aguirre, Comte de Campo Giro, dans le "Memorial d'Artillerie" de juin 1906 (année 61, Serie V, Tome I), dans lequel il parlait d'une munition qui, balistiquement ressemblait peu à la 9 mm Bergmann, mod. 1903) :
• Cartouche : Calibre 8,81 mm. Catégorie guerre. Type Campo Giro. Ordinaire. Modèle 1913. Long 32. poids 12,92 g.
• Ogive : Type Arrondie, rome. Blindée. Cuproniquel. Plomb antimonioso. Longueur 16. Diamètre 9,1. Poids 128 grains.
• Capsule : Type Berdan. 18 milligrammes de mélange détonant. Laiton 72/28. Diamètre 4,5. Poids 2.31 grains.
• Douille : Type cylindrique, entaillée. Avec rainure. Laiton 72/28. Longueur 23. Poids 63,27 grains.
• Poudre : Fil. 41 (6,17 grains) Progressive. Sans fumée. Une base. Lamelles.
• Caractéristiques balistiques : Vitesse initiale 355 M/s. Énergie a la bouche 53 Kpm. pression en chambre moins de 2500 Kp/cm². Portée max 2000 m, Portée efficace 50 m. Perfore 10 cm de bois de pin a 50 mètres.










Si le modèle 1913 sera également civil (340 exemplaires sur les 1300 unités de la « pré-série » livrée dès décembre 1914), la seconde génération appelée 1913/1916 (13 625 exemplaires encore légèrement améliorés en 1915), devient le pistolet réglementaire de l’armée espagnole avec la dénomination Pistª Autª mod.1913 après le second décret royal du 5 janvier 1914 qui valide les modifications apportées depuis l’expérimentation du premier modèle en 1912. Sa production, contrariée par celle prioritaire du Ruby, cesse en 1919.

En haut, le modèle 1913/16 ; dessous le 1913 :










-


Dans sa version ultime, les plaquettes de crosse ne sont plus en corme, devenue difficile à trouver, mais en bois quadrillé, renforcées par une seconde vis, le levier de la sûreté manuelle étant redessiné pour rendre l’arme plus ergonomique.

Accessoires, démontages, éclatés :















Les marquages sont inscrits pour l’essentiel sur l’arrière de la glissière.











A3/ Du Campo-Giro à l’Astra 400

En 1914, afin de désigner ses propres modèles, la manufacture dépose la marque commerciale « Astra ». A compter du 25 novembre 1914, les différents modèles commencent à être distingués par des numéros multiples de 100 (le Victoria en 6,35 mm devient ainsi l’Astra 1911, une nouvelle copie du Browning 1906 devient pour sa part l’Astra 200…),





mais la production principale (150 000 exemplaires) sera le Ruby pour l’armée française durant la première guerre mondiale, en sous-traitance de la firme Gabilondo.






L’armistice nécessite alors la conception d’un nouveau produit, ce sera un successeur au Campo-Giro légèrement vieillissant (qui demandait 3 mains pour le démontage…) et menacé par l’apparition de l’excellent « Star », copie du colt 1911 en 9 para du concurrent Bonifacio Echevarria.
Le Campo-Giro sera toutefois encore en usage dans les deux camps de la guerre civile espagnole,

Les droits et patentes sur son pistolet sont abandonnés par le Comte juste avant sa mort le 22 mai 1916, après un accident équestre, au profit de Don Juan Esperanza, et on peut ainsi appeler le Campo-Giro le « grand-père de tous les Astra (F.Marchetti)».

Le « fils » sera l’Astra 400, arme de légende qui sera exportée en Amérique du sud, en Allemagne, en France, après modification dès 1920 pour simplifier la construction (chien interne) et le démontage (similaire à celui du Browning 1910).
Les deux armes sont indissolublement liées :





Dernière édition par lionrobe le Sam 8 Déc 2012 - 6:42, édité 3 fois
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manu
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MessageSujet: Re: L'astra 400 (4/4) LAST   Lun 3 Déc 2012 - 6:31

beau travail de recherche. restau
très interessant.
merci.
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la boulange
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MessageSujet: Re: L'astra 400 (4/4) LAST   Lun 3 Déc 2012 - 8:56

cheers bonne page de lecture pour ce matin cheers avant d'allé au boulot

sur le premier modéle que l'on vois , le bout du canon , ça lui fait comme des encoches , ça a une utilité ou c'est pour l'esthétique ?
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Jipé 87
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MessageSujet: Re: L'astra 400 (4/4) LAST   Lun 3 Déc 2012 - 9:33

Merci, Lionrobe, pour cette synthèse.
La Boulange, les encoches , c'est pour faciliter le démontage manuel du canon. Sur ces modèles, le canon se démonte en le tournant d'un quart de tour et en le tirant vers l'avant. Comme normalement c'est huilé à cet endroit, si le canon était lisse, les doigts glisseraient, avec les encoches, ça glisse moins.
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Biker13
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MessageSujet: Re: L'astra 400 (4/4) LAST   Lun 3 Déc 2012 - 10:26

Merci à toi pour ce post détaillé !
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tvlle
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MessageSujet: Re: L'astra 400 (4/4) LAST   Lun 3 Déc 2012 - 11:57

Salut, super boulo, cool
comme dit Jipé 87, les encoche pres de la bouche sont pour tourner manuellement le canon lors du demontage
de l'arme ver le tonerre du canon il y a des encoche de verouillage pour broquer sa translation,
que tu deverouille en le tournant
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la boulange
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MessageSujet: Re: L'astra 400 (4/4) LAST   Lun 3 Déc 2012 - 19:03

cheers merci ; je suis un peu moins ignorant mdr mdr
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MessageSujet: Re: L'astra 400 (4/4) LAST   Lun 3 Déc 2012 - 19:57

Eh bien, ce qui est sympa avec les forums, c'est que ça fait apparaitre des documents souvent inédits, ainsi la photo d'une toile représentant le comte de Campo-Giro est apparue pour la première fois grâce à son arrière arrière-petit-fils, à la suite de ces messages :

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MessageSujet: Re: L'astra 400 (4/4) LAST   Mar 4 Déc 2012 - 1:13

super lionrobe top et interressant en plus , je connais ces petits pistolets top j' aime bien le systeme de démontage cool j' en est eu un , un peux de la meme famille c' est un UNIQUE en 7,65 cool
aussi un MAB 6,35 un peux petit comme calibre mais amusant quand meme !!! lol!

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MessageSujet: Re: L'astra 400 (4/4) LAST   Mar 4 Déc 2012 - 19:28

J'ai tenté de montrer que peu d'armes ont été partie prenante de leur époque comme l'Astra 400 et objet d'un véritable culte dans leur pays....

L’Astra 400 – de la période 1921/1936 à la guerre civile espagnole

L’Astra 400 est donc retenu comme modèle officiel de l’armée espagnole en août 1921 en tant que Pistola de 9mm Modelo 1921, à l’issue d’une série de tests d’endurance probants avec notamment le tir d’un millier de cartouches sur et sous-chargées. (l’arme sera plus tard décrite par la Wehrmacht comme « solide comme un tank »).





Les caractéristiques de l’Astra 400, développées dans les prochains articles, sont notamment la simplification considérable du mécanisme par rapport au Campo-Giro : pas de système de retour à l’ouverture de la culasse, « l’inertie de la lourde glissière et la force du ressort récupérateur logé autour du canon, suffisant pourtant à assurer un parfait fonctionnement de l’arme » (Luc Guillou). Gage de ses qualités, il restera en service dans certaines unités militaires et dans les forces de police jusque dans les années 60, après la fin de sa fabrication en 1946.

-


A partir de 1921, le destin de la firme est étroitement lié aux événements intérieurs et extérieurs, et certaines dates vont rythmer son évolution :





D’autres dates importantes vont s’inscrire dans ce calendrier : En 1926, après le retrait de Juan Esperanza, la famille Unceta prend le contrôle de la firme qui devient « Unceta y Compania », puis sous la nécessité d’intégrer la marque commerciale Astra : « Astra Unceta y Compania ». Dès 1922, la firme crée une filiale chinoise, tant les copies du C96 sont recherchées par les seigneurs de la guerre, ce qui aboutira à la production de l’Astra 900 et ses dérivés.






Enfin, il semble qu’un Rufino ( ?) Unceta ait succédé à Pedro Unceta au décès de celui-ci en 1934.

- La période 1921/1936

La production réalisée au bénéfice du gouvernement espagnol et du gouvernement républicain autonome basque est la suivante
M 400, modèle 1921/ destination jusqu’en avril 1937.
• République espagnole : 35 000 unités environ
• Garde civile : 10 300 unités environ
• Agents des douanes : 1 400 unités environ
• Corps de sécurité : 227 unités
• République espagnole marine : 1 650 unités
• Marine du Chili : 842 unités exportées
• Gouvernement basque /14 800 unités

D’autres exemplaires ont une vocation civile, sans grand succès compte tenu de leur prix élevé.




Cependant, les prémices de la guerre civile s’inscrivent dans une succession de bouleversements sociaux, d’événements insurrectionnels, de faits divers provoqués par les milices ouvrières et nationalistes et d’instabilité politique, notamment dans les années trente. Dans ce contexte, Unceta refuse de collaborer avec le nouveau gouvernement basque issu des élections de 1936 et rejoint plus tard les troupes rebelles franquistes ;

- La guerre civile espagnole
Dans un contexte troublé où les élections de 1936 n’assurent pas la légitimité du gouvernement, les forces carlistes et la Phalange soutiennent le coup d’état militaire préparé par certains généraux depuis 1934. L’assassinat du député monarchiste Juan Calvo Sotelo le 13 juillet 1936 est suivi du soulèvement le 17 juillet au Maroc des troupes indigènes sous le nouveau commandement du Général Franco.





Au bout d'une semaine, le pays est coupé en deux zones de superficies à peu près égales : d'un côté les nationalistes, de l'autre les républicains, qui conservent les régions les plus riches, les plus industrielles et les plus urbanisées (Catalogne, Madrid, Guipuscoa, Biscaye, Asturies, Levant).





L’arme est emblématique de la lutte des républicains et a été souvent photographiée « en situation »

- -

- -

Cependant, les troupes rebelles vont lentement progresser, et en avril 1937, après le bombardement de Guernica (ici peint par Picasso) :





La firme, dont les employés avaient continué de travailler pour les républicains, est à nouveau dirigée par Unceta et va réorienter sa production au bénéfice des troupes franquistes et des forces de l’Axe, avec cette production de l’Astra, parmi d’autres modèles :

M 400, modèle 1921/ destination après avril 1937 :
• Troupe nationaliste : 825 unités (destination inconnue)
• Armée nationaliste (Franco) : 27 125 unités
• Armée IIIe Reich : 6 000 unités exportées





Toutefois, les républicains souhaitent continuer de produire l’Astra 400, et à la chute de Guernica, le gouvernement installe deux arsenaux militaires, l’un dans la région de Barcelone (le modèle dit « Ascaso »), l’autre dans la région de Valence (le modèle dit « RE »), dont les caractéristiques seront développées dans les prochains articles.

Lors du franchissement du col du Perthus par les réfugiés en déroute en 1938, la plupart des pistolets républicains seront remis aux mains des douaniers et des gendarmes, lesquels en conservèrent sans doute un certain nombre qui trouva son emploi dans les mains des FFI ;

- -

Il est difficile de trouver des photos d’Astra entre les mains des troupes franquistes, pour des raisons matérielles évidentes, aussi l’Astra est-il considéré par beaucoup comme « la pistola de la republica ».

-



Aujourd’hui, l’Astra est fréquemment associé à toute forme de commémoration républicaine :









A venir :
- L’Astra 400 - Modèles et marquages / Identification
- L’Astra 400 - Accessoires / Holsters, crosses d’épaule, chargeurs…
- L’Astra 400 - Eclatés et démontages
- L’Astra 400 - L’expression artistique : art, cinéma, publicité,
propagande…
- L’Astra 400 - Munitions / La 9 Largo au stand : Bergmann-Bayard 1910/21 V/S Astra 400
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la boulange
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MessageSujet: Re: L'astra 400 (4/4) LAST   Mar 4 Déc 2012 - 22:01

les exemplaires civil etaient beau, la crosse et gravage (de l'art) celui qui en posséde c'est de 1 catégorie??
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MessageSujet: Re: L'astra 400 (4/4) LAST   Mar 4 Déc 2012 - 22:30

la boulange a écrit:
les exemplaires civil etaient beau, la crosse et gravage (de l'art) celui qui en posséde c'est de 1 catégorie??

Arme et munes en première. La 9 largo est introuvable manufacturée en France, il faut recharger, j'ai des douilles achetées en espagne par un copain espagnol, of course.
L'Astra donne la même sensation de puissance et de robustesse dans la main qu'un colt 45.
Le mien était dans le sud-ouest, sans doute républicain, trouvé dans les Ardennes, il aurait sans doute été un contrat teuton...
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WINCH 94
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MessageSujet: Re: L'astra 400 (4/4) LAST   Mer 5 Déc 2012 - 21:48

bravo pour le travail bravo super enrichissant en plus merci
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MessageSujet: Re: L'astra 400 (4/4) LAST   Jeu 6 Déc 2012 - 18:52

L’ASTRA 400 : modèles et marquages 1/2

Le 26 septembre 1921, le Pistola de 9mm Modelo 1921 devient réglementaire.



Le 6 octobre 1921, le Bergmann-Bayard et le Campo-Giro sont officiellement classés « modèles obsolètes maintenus en usage jusqu’à l’épuisement des éléments de leur maintenance ».
La production de l’Astra 400 (brevet 68 209 de 1919 de l’ingénieur Pedro Careaga), débute dans les ateliers d’Eibar, dont l’installation dans une région conservatrice fut contestée en raison des risques de propagation des idées socialistes ouvrières,



après les soubresauts de la grande grève de 1913,



et la livraison intensive du Ruby pendant la première guerre mondiale.

Elle sera déclinée selon 4 modèles différents, productions liées aux bouleversements de la guerre civile, chaque type pouvant être identifié par différents éléments distinctifs et marquages, regroupés sur le dessus de la culasse :

- I/ Les contrats de la firme Esperanza Y Unceta

A/ au bénéfice du gouvernement espagnol et basque autonome, ainsi que les productions civiles et d’exportation, jusqu’en 1937 :

L’Astra 400 réglementaire, reconnaissable à ses plaquettes en noyer quadrillées,


L’Astra 400 commercial, parfois enjolivé, reconnaissable à ses plaquettes en bakélite noire agrémentées du sigle ASTRA,
-

L’Astra 400 destiné aux pays d’Amérique du sud, par exemple avec la mention « Marina de Chile », d’autres exemplaires à destination de la Colombie, l’Equateur ou les Etats-Unis, en nombre indéterminé, n’ayant pas été identifiés.


B/ au bénéfice des forces nationalistes après 1937, nouveau gouvernement officiel de fait dès le premier avril 1939, puis de la Wehrmacht, jusqu’à la fin de la production officielle en 1946.

Le nombre d’exemplaires fabriqués s’élèvera à 106 175.

Dès la prise de la firme en avril 1937 par les troupes franquistes, apparait une production républicaine délocalisée :

II/ Les contrats du gouvernement républicain en zone loyaliste

- IIA/ Le contrat « Ascaso » à l’arsenal de Tarrassa en Catalogne
- IIB/ Le contrat « RE » à Alginet, région de Valence

Quelques éléments relatifs à la production du modèle 1921 jusqu’à l’arrivée des troupes rebelles/

Les différents marquages du fabricant et du banc d’épreuves pour l’ensemble des 4 productions:

- -

Banc d’épreuves à Eibar :
1923/29 : lion debout, tête tournée vers l’avant,
1929/46 : P inscrit dans une grenade
Poinçons d’admission :
1929/31 : X inscrit dans un blason surmonté d’une couronne
1931/46 / le blason est surmonté d’un heaume

Citons Bernard Meyer : « pour ces marquages, nous avons rencontré pas moins d’une demi-douzaine de graphismes différents. Il est commun de rencontrer l’une ou l’autre arme n’ayant pas de signe sur la culasse, cela dépend des séries de fabrication »
Le sigle « ASTRA » repose sur un soleil stylisé, avec les lettres EU ou UC à 12h et 6h.
Les poinçons d’épreuve sont apposés à gauche sur la carcasse, la culasse au niveau du busc, et sur le canon au niveau de la fenêtre d’éjection.

-

Le N° de série est visible à droite de la culasse et de la carcasse au niveau du busc.



Deux ancres entrelacées au dessus du sigle « Astra » peuvent indiquer une affectation à la marine espagnole, par arrêté royal en novembre 1922.



Avant 1926 : ESPERANZA Y UNCETA
GUERNICA ESPANA
PISTOLA DE 9 MM
MODELO 1921
Après 1926 UNCETA Y COMPANIA
GUERNICA ESPANA
PISTOLA DE 9 MM (38)
MODELO 1921 (400)

Citons ensuite Luc GUILLOU, qui précise que 2 poinçons d’épreuve sont gravés à l’arrière de la culasse :
- « le premier représente un blason surmonté d’une couronne jusqu’en 1931, puis d’un heaume ; il s’agit du poinçon d’admission au banc d’épreuves d’Eibar. Le second est le poinçon d’épreuve proprement dit, il représente un lion debout jusqu’aux environs de 1929, puis une grenade contenant la lettre (ce poinçon se retrouve à l’arrière de la glissière, du côté gauche également et sur le canon à hauteur de la fenêtre d’éjection). Entre ces deux poinçons figure une lettre surmontée d’une étoile qui permet d’identifier l’année de fabrication de l’arme » :
-
(by courtesy of Roger)

Affectation par numéro :

- -

Arme de dotation des carabiniers par arrêté royal du 13 octobre 1922, à parité avec le Star dans les années vingt, le modelo 1921 sera mis à contribution dans des conflits sociaux de plus en plus graves depuis la fin du XIXe siècle,



pour lesquels la seule dotation du fusil Mauser s’avère insuffisante.

-

Par ailleurs, rappelons que le retrait de Juan Esperanza a laissé Rufino Unceta, fils de Pedro, seul propriétaire de l’usine dès 1926, et dès lors « le logo en forme de soleil, frappé à l’avant de la glissière des Astra 400, est entouré à partir de cette époque des initiales « U » et « C » « Unceta y Compania » au lieu des lettres « E » et « U » qui y figuraient initialement pour « Esperanza y Unceta ».


(qui porte pourtant le N°37942, affectation en 1931 au corps d’artillerie de Madrid…)

Notons également « un petit poinçon circulaire dans lequel est inscrite une étoile à 3 branches. Ce poinçon…..est une marque de réception de l’armée espagnole…».



En 1946, le Star (B) devient seul le nouveau modèle réglementaire espagnol,



mais l’Astra 400 demeurera longtemps en dotation pour les forces de l’ordre !



Mentionnons comme ultime témoignage d’un passé agité, l’assassinat d’Augusto, fils de Rufino Unceta, par l’ETA en 1977.

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MessageSujet: Re: L'astra 400 (4/4) LAST   Jeu 6 Déc 2012 - 19:00

belle arme ça donne envie mais bon on ne peut pas tout avoir
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MessageSujet: Re: L'astra 400 (4/4) LAST   Sam 8 Déc 2012 - 6:43

L’ASTRA 400 : modèles et marquages 2/2

Après le bombardement de Guernica par la légion Condor,

-

les ateliers d’Eibar sont de nouveau dirigés par Rufino Unceta, qui avait quitté l’usine en raison de graves désaccords avec le nouveau gouvernement basque issu des élections de 1936.
La fin de la production du modèle classique s’effectuera au bénéfice des troupes rebelles (27 125 exemplaires).



Cependant, un contrat étranger accompagne la fin de production du modèle :

I/B Le contrat HWA « Heereswaffenamnt » par Eibar

A la fin de la guerre civile en 1939, 6 000 exemplaires seront destinés à l’Allemagne en vue de l’imminence de la seconde guerre mondiale.

-

Le contrat, qui sera signé le 17 août 1941, porte également sur la livraison d’un autre modèle, soit 6 000 Astra 300.

-

Toutefois, la création d’un nouveau modèle, légèrement plus court, l’Astra 600, s’avérera indispensable pour répondre au cahier des charges des forces de l’Axe (munitions) :

- -

II/ Les contrats du gouvernement républicain en zone loyaliste
Aucun marquage d’une épreuve de banc n’est présent sur toutes ces copies, dont les traitements de surface différeront du modèle original.

- IIA/ Le contrat « Ascaso » à l’arsenal de Tarrassa en Catalogne

Le nom d’Ascaso (Francisco) est gravé dans un ovale sur le dessus de la culasse en hommage à un militant anarcho-syndicaliste mort le 20 juillet 1936 lors de l’assaut de la caserne d’Atarazanas à Barcelone.

- -

Sur la glissière, on trouve également un marquage « F.ASCASO TARRASA CATALUNA », Tarrassa étant la ville de Catalogne (Cataluna) de production. Environ 8 000 exemplaires ont été réalisés dans un arsenal dont l’immense majorité des ouvriers était syndiquée à la CNT.

- -

- IIB/ Le contrat « RE » à Alginet, région de Valence

Cette production d’une assez bonne qualité se caractérise par des plaquettes en bakélite noire striées verticalement et portant au centre, les lettres « RE » entrelacées (pour Republica Espaniola), et également apposées sur la glissière.

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On trouve en outre une étoile à 5 branches poinçonnée sur le pontet. Environ 15 000 exemplaires ont été réalisés.

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Différences entre les modèles :



A noter : d’autres productions tout à fait artisanales, dépourvues de tout marquage, ou avec une numération grossière, parfois dépourvues de pédale de sûreté, ont été également relevées sans que l’on puisse les identifier, pour un nombre d’exemplaires estimé à 5/8000 pièces.

Enfin, certains pistolets ont pu être modifiés à différentes époques, sans que l’on puisse réellement parler de modèle différent.



Cependant, il est parfois compliqué de déterminer précisément l’origine d’une arme.
Une autre copie d'Astra M 400 (moins connue) appelée l'ORPHELIN existerait. Elle aurait été fabriquée (par qui ?) au cours des années 1930 où ASTRA a exporté et a fabriqué sur le continent asiatique, son origine exacte reste obscure à ce jour et inconnue.

Autre copie exotique :

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L'astra 400 (4/4) LAST
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